30/03/2018 - Portraits

PAR ETIENNE VISART - PHOTOS MICHAEL FURMAN

RALPH LAUREN COLLECTION (PART 2/2)

L’ART AUTOMOBILE

LA COLLECTION PRIVÉE DE RALPH LAUREN EST UNE VÉRITABLE PÉPITE QUE ROADBOOK TENAIT ABSOLUMENT À VOUS PRÉSENTER. VOICI DIX-SEPT CHEFS-D’ŒUVRE DE SA COLLECTION, MIS EN SCÈNE DANS UN SUPERBE DÉCOR : LA GRANDE NEF DU MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS, SITUÉ RUE DE RIVOLI, À PARIS.

Longines World’s Best Racehorse

Porsche 550 Spyder (1955)
Porsche décide de mettre en chantier sa première « vraie » voiture de course pour la saison 1954. La carrosserie monocoque en alliage léger de cette biplace découverte repose sur la structure de la 356 (l’empattement de 2100 mm est le même). Les dimensions sont cependant plus ramassées et, surtout, elle est sensiblement plus légère : 195 kg de moins qu’un coupé 356, soit 550 kg de poids à vide à la base, d’où son nom de 550. Le terme « Spyder » fut ajouté à la demande de Ferry Porsche lors de la présentation de la voiture au Salon de l’Auto de Paris, en octobre 1953. Placé en position centrale arrière, son moteur à 4 cylindres de type boxer de 1.498 cm3 est une nouvelle évolution mise au point par le Dr Ernst Fuhrmann, à deux soupapes par cylindre et deux arbres à cames par rangée de cylindres. Il développe alors 117 chevaux et permet à la voiture d’accélérer de 0 à 100 km/h en moins de 9 secondes et d’atteindre une vitesse de pointe d’environ 220 km/h. Au début du mois de mai 1954, la Porsche 550 Spyder est engagée aux Mille Miglia où elle termine à la sixième place. Quelques semaines plus tard, l’usine engage quatre 550/4 RS 1500 Spyder aux 24 Heures du Mans, mais la réussite n’est pas au rendez-vous. Les Belges Johnny Claes et Pierre Stasse sauvent malgré tout l’honneur de la marque en s’emparant de la douzième place du classement général et de la première de leur catégorie. Deux voitures sont engagées ensuite à la Carrera Panamericana, au Mexique. Hans Herrmann termine en tête de sa catégorie, mais, surtout, à la troisième place du classement général, 90 minutes derrière les inaccessibles Ferrari, mais devant l’autre Porsche 550 Spyder du pilote autrichien Jaroslav Juhan. Ce brillant résultat amènera Porsche à utiliser plus tard le nom de Carrera pour certains de ses modèles. En 1956, une 550 A s’adjuge une magnifique victoire à la Targa Florio, surclassant des Ferrari et Maserati de bien plus forte cylindrée. L’exemplaire de la collection Ralph Lauren correspond à la soixante et unième voiture sortie d’usine, sur les 90 produites. Voiture de course importante pour la petite marque Porsche, la 550 Spyder reste historiquement liée au décès accidentel de James Dean le 30 septembre 1955.
• Engine: boxer 4 cylinder • Power: 110 hp • Displacement: 1500 cc • Weight: 550 kg • Top speed: 218 km/h • 0 to 100 km/h: 8,2 s.

Longines World’s Best Racehorse

Jaguar XKSS (1958)
CONSÉQUENCE DE SES MAGNIFIQUES VICTOIRES LORS DES 24 HEURES DU MANS EN 1955 ET 1956, JAGUAR, AFIN DE SATISFAIRE UNE CLIENTÈLE ENTHOUSIASTE, DÉCLINE UNE VERSION ROUTE DE LA XKD (MOTEUR 6 CYLINDRES DE 3,4 LITRES DÉVELOPPANT 250 CHEVAUX ET PROPULSANT LA VOITURE À PRÈS DE 250 KM/H), QUI PREND L’APPELLATION « XKSS ». CETTE AUTOMOBILE, PRINCIPALEMENT DESTINÉE AU MARCHÉ AMÉRICAIN, SE DISTINGUE DU MODÈLE DE COMPÉTITION PAR LA PRÉSENCE D’UN PARE-BRISE, D’UNE CAPOTE, DE PARE-CHOCS, D’UN HABITACLE PLUS CIVILISÉ ET PAR LA DISPARITION DE LA FAMEUSE DÉRIVE. SEULS 16 EXEMPLAIRES SONT CONSTRUITS ENTRE JANVIER ET FÉVRIER 1957, AUXQUELS IL CONVIENT D’AJOUTER DEUX EXEMPLAIRES DE D-TYPE TRANSFORMÉS PAR L’USINE EN 1958. LA VOITURE DE LA COLLECTION RALPH LAUREN EST JUSTEMENT L’UNE D’ELLES, ÉLABORÉE À PARTIR DE « XKD 533 » DE 1956. CELLE-CI PARTICIPA AUX SIX HEURES DU FOREZ EN 1957, AUX MAINS DES PILOTES MONNOYEUR ET DUPUY, ET TERMINE EN SEPTIÈME POSITION, DERRIÈRE UNE ARMADA DE JAGUAR D QUI DÉCROCHENT LES TROIS PREMIÈRES PLACES. À NOTER, PARMI LES PERSONNALITÉS À AVOIR ÉTÉ PROPRIÉTAIRE D’UNE XKSS, LE NOM DE L’ACTEUR AMÉRICAIN STEVE MCQUEEN.
• Engine: in-line 6 cylinder • Power: 250 hp • Displacement: 3442 cc • Weight: 1010 kg • Top speed: 250 km/h • 0 à 100 km/h: 5,20 s.

Longines World’s Best Racehorse

Ferrari 250 GTO (1962)
Toujours grâce à Jacques Swaters et à son Ecurie Francorchamps (pas moins de sept exemplaires à son actif !), la Ferrari 250 GTO permit aussi à de nombreux pilotes belges de s’illustrer sur la scène internationale : Willy Mairesse, Georges Berger, Jean Blaton (« Beurlys »), Lucien Bianchi, Léon Dernier (« Eldé ») et Gérald Langlois, entre autres, obtinrent de nombreux succès à son volant. Automobile conçue dans le plus grand secret, la 250 GTO (O pour Omologato, le chiffre 250 correspondant à la cylindrée de chaque cylindre du moteur), est considérée aujourd’hui comme la quintessence technique et esthétique des Ferrari « vintage »,. Elle incarne pour de nombreux « aficionados » l’une des voitures de sport les plus célèbres et les plus chères de tous les temps. Cette grand tourisme, produite à seulement 39 exemplaires, obtient un somptueux palmarès sportif, à l’image du titre de championne du monde des GT en 1962, 1963 et 1964, grâce à son moteur V12 de 300 chevaux, situé en position avant, mais aussi du fait de la légèreté de sa carrosserie en aluminium, lui permettant des pointes à 280 km/h ! Avec une carrosserie signée Sergio Scaglietti à partir des travaux préliminaires de Giotto Bizzarrini, dotée d’un long capot, d’un cockpit ramassé et d’un arrière tronqué, elle symbolise la grand tourisme par excellence grâce à une mise au point rigoureuse menée par un tout jeune ingénieur, Mauro Forghieri. Ce dernier dirigera ensuite le département technique de la Scuderia Ferrari pendant plus de vingt ans. L’exemplaire appartenant à Ralph Lauren est la vingt et unième GTO produite en 1962 sur un total de 36 unités. Cette voiture remporta de nombreuses compétitions, pilotée par Pedro et Ricardo Rodriguez, Roger Penske, Augie Pabst ou encore Richie Ginther.
• Engine: V12 • Power: 300 hp • Displacement: 2953 cc • Weight: 1040 kg • Top speed: 280 km/h • 0 to 100 km/h: 5,9 s.

Longines World’s Best Racehorse

Bentley Blower (1929)
Rappelez-vous le numéro de mars 2009 de Roadbook Magazine dans lequel nous consacrions un dossier aux « Bentley Boys ». C’est l’un d’entre eux, Sir Henry Birkin, qui est à l’origine de ce projet dont 55 exemplaires seront construits pour répondre au règlement des 24 Heures du Mans. Cette version de la 4,5-litres est dotée d’un compresseur mécanique de type Roots, conçu par l’ingénieur Charles Amhertst Villiers, pour gagner de la puissance (le moteur développe environ 240 chevaux en course !) et de la vitesse, mais W. O. Bentley ne soutient cette solution que du bout des doigts, parce qu’elle ne correspond pas vraiment à l’image de robustesse tranquille qu’il veut donner à ses voitures. Avec des mécaniciens « prêtés » par l’usine, le « bégayant baronnet », comme l’appellent certains de ses équipiers, engagera deux Bentley Blower (le camion le plus rapide du monde selon Ettore Bugatti), à titre privé, grâce à l’appui financier de l’Honorable Miss Dorothy Paget, mais l’aventure tourne au désastre. Si « Tim » Birkin établit un record du tour à plus de 150 km/h de moyenne, les deux Bentley Blower abandonnent presque simultanément au lever du jour, handicapées par de multiples ennuis mécaniques et une usure vertigineuse des pneumatiques. La Bentley de Ralph Lauren a participé à trois reprises aux 24 Heures du Mans : en 1930, où elle abandonne sur problème de piston ; en 1932, emporté par son tempérament, Jean Trévoux envoie la voiture au fossé dès le premier tour ; en 1933, elle se voit mise hors course lors du vingt-cinquième tour. Ce n’est qu’en 1930, au Grand Prix de France à Pau, que « HR3976 » termine à une très honorable seconde place, derrière la redoutable Bugatti d’Etancelin.
• Engine: in-line 4 cylinder • Power: 240 hp • Displacement: 4398 cc • Weight: 1720 kg • Top speed: 223,02 km/h

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Longines World’s Best Racehorse

Ferrari 250 GT Berlinetta SWB (1960)
Tandis que la dénomination « 250 GT » apparaît au catalogue de Maranello en 1955, le Salon de l’Automobile de Paris 1959 présente une version « berlinetta » à châssis court. L’empattement est raccourci de 20 cm par rapport à d’autres versions de la marque, l’ensemble formant un véritable pur-sang équipé pour la route, doté d’une carrosserie en aluminium dessinée par Pinin Farina et réalisée par les ateliers Scaglietti de Modène. Par rapport à la version grand tourisme, destinée à un usage routier, la version « Competizione », dépourvue de tout luxe intérieur et de pare-chocs, dotée de freins à disques, bénéficie d’un moteur de 280 chevaux, permettant à ce modèle phare de la marque au cheval cabré de s’imposer impérieusement durant trois saisons consécutives (1960-1961-1962) au légendaire Tour de France Automobile ou encore en catégorie GT aux 24 Heures du Mans. Lignes sensuelles, comportement et performances hors pair (250 km/h), palmarès, tout concourt à faire de la berlinette 250 GT châssis court l’une des Ferrari les plus prisées. La voiture de Ralph Lauren est le trente et unième exemplaire sorti d’usine sur les 165 produits. Que ce soit avec des voitures engagées par l’usine ou d’autres par l’Equipe Nationale Belge, puis par l’Ecurie Francorchamps, de nombreux pilotes belges se sont illustrés au volant de Ferrari 250 GT Berlinetta SWB : Olivier Gendebien, Willy Mairesse, Georges Berger, Jean Blaton (« Beurlys »), Lucien Bianchi, Léon Dernier (« Eldé »), Jacques Van Den Haute, etc., avec, à la clé, de remarquables résultats.
• Engine: V12 • Power: 280 hp • Displacement: 2953 cc • Weight: 1100 kg • Top speed: 250 km/h

Longines World’s Best Racehorse

Bugatti Type 59 Grand Prix (1933)
La domination des Alfa Romeo engagées en courses par Enzo Ferrari au début des années trente en agace plus d’un, le père (Ettore) et le fils (Jean) Bugatti en particulier, dont les voitures ont marqué le sport automobile dans les années vingt grâce, entre autres, à la Bugatti Type 35. La période est néanmoins difficile pour de nombreux constructeurs suite au krach boursier de la fin des années vingt (le constructeur de Molsheim sauve son entreprise de la faillite grâce à la commande d’autorails par l’état français !), plus difficile encore en sport automobile. L’état italien de Mussolini et le gouvernement allemand de Hitler profitent en effet de plus en plus des grandes courses pour assurer leur propagande et soutiennent ouvertement Alfa Romeo d’un côté, Auto Union et Mercedes-Benz de l’autre pour asseoir leur suprématie technique. Évolution des Types 51 et 54 construits dans les ateliers de Molsheim, héritière de la lignée des mythiques Type 35 aux innombrables victoires en compétition, la Bugatti 59 incarne certes la référence stylistique et esthétique de la voiture de Grand Prix d’avant-guerre, mais ne vrille pas véritablement lors des épreuves sportives. Construite en seulement huit exemplaires, elle se reconnaît entre toutes par ses extraordinaires roues à rayons d’une technique révolutionnaire, création originale de la Maison Bugatti. Elle est propulsée par un moteur à huit cylindres en ligne de 3,3 litres de cylindrée à double arbre à cames en tête et suralimenté qui développe quelque 250 chevaux. La 59 de Ralph Lauren possède le numéro de châssis 59122 et participa aux plus prestigieuses épreuves sur circuits (Grand Prix de Belgique et d’Espagne 1933, Grand Prix de Monaco ou encore Montlhéry en 1934, etc.), confiée aux mains des plus talentueux pilotes tels qu’Achille Varzi, Tazio Nuvolari, René Dreyfus (victorieux en Belgique), Jean-Pierre Wimille (victoire à Alger) ou encore Robert Benoist. Le Type 59 sera la dernière monoplace de Grands Prix de Bugatti...
• Engine: in-line 8 cylinder • Power: 250 hp • Displacement: 3257 cc • Weight: 748 kg

Longines World’s Best Racehorse

Jaguar XK 120 Roadster (1950)
Historiquement, les deux lettres XK n’étaient pas destinées à définir un modèle, mais bien un moteur et pas n’importe lequel, le premier moteur entièrement développé par les ingénieurs de la marque à la demande et avec la complicité de leur « patron », William Lyons (il fut anobli par la Reine d’Angleterre en 1956 et put ainsi porter le titre de Sir à partir de ce moment). Le premier modèle XK n’était même pas prévu dans les plans de production de Jaguar, en tout cas pas dans l’immédiat après-guerre. Vers 1947/1948, Jaguar axait toute son énergie sur le développement d’une nouvelle grosse limousine, la Mark VII, pour laquelle avait été élaboré, entre autres, le moteur XK : la fabrication de belles berlines à la fois rapides et luxueuses était davantage la spécialité de ce constructeur que celle de roadsters sportifs spectaculaires chargés surtout de créer une image, de véhiculer un message. Les voitures de rêve ont toujours existé, ne restant pour nombre de personnes qu’un rêve. La Jaguar XK 120 transformait le rêve en réalité, car, malgré des performances impressionnantes et une silhouette fascinante, elle était proposée à un prix défiant toute concurrence : deux fois moins chère qu’une Aston Martin ou une Alfa Romeo, moins rapides. Dévoilée au salon de Londres 1948, la Jaguar XK 120 était annoncée pour 120 miles à l’heure, d’où son sigle : 193 km/h, une vitesse hallucinante en 1948, correspondant à plus de 300 km/h d’aujourd’hui ! La Jaguar XK 120 provoqua tant de commentaires flatteurs, mais aussi de doutes, que Jaguar dut prouver qu’elle dépassait bien 190 km/h. Devant un parterre de journalistes spécialisés, Lyons fit chronométrer une XK 120 - certainement préparée - à plus de 200 km/h sur une autoroute belge, à Jabbeke, avec, notamment, la participation de Paul Frère. Dès lors, la Jaguar partait dans la vie avec la réputation d’être la voiture de série la plus rapide au monde ! C’est elle qui fit connaître Jaguar dans le monde entier et constitua la base des types C et D, cinq fois victorieuse des 24 Heures du Mans. Les XK 120 brillèrent dans les rallyes du début des années 50, remportant notamment le Liège-Rome-Liège de 1951 aux mains de Johnny Claes et Jacques Ickx. L’exemplaire de la collection de Ralph Lauren, l’une des six voitures d’usine restée propriété de Jaguar, est doté d’une carrosserie réalisée en aluminium. Elle fut confiée à Clemente Biondetti, qui porta bien haut les couleurs de Coventry sur nombre de circuits continentaux, notamment à la Targa Florio ou encore dans les Mille Miglia 1950.
• Engine: in-line 6 cylinder • Power: 180 hp • Displacement: 3442 cc • Weight: 1200 kg • Top speed: 210 km/h

Longines World’s Best Racehorse

McLaren F1 LM (1996)
La dix-septième voiture de la collection de Ralph Lauren présentée dans l’exposition « L’Art de l’Automobile » est nettement plus récente (15 ans à peine !) que toutes les autres, mais ne manque pas d’intérêt pour autant. Toutes versions confondues, la McLaren F1 a été produite à 107 unités avec un moteur V12 atmosphérique de 6,1 litres, fourni par BMW. Conçue sous la direction de l’ingénieur Gordon Murray, elle présente de nombreuses innovations et de multiples originalités, dont la position centrale du conducteur encadré par les deux passagers. Une McLaren F1 remporta les 24 Heures du Mans en 1995, les quatre autres voitures engagées terminant aux troisième, quatrième, cinquième et treizième places. Afin de rendre hommage à cette remarquable prestation d’ensemble, McLaren réalisa un prototype plus une série limitée de cinq voitures baptisées pour l’occasion « F1 LM » (pour « Le Mans »). Ces fleurons, d’un poids réduit d’environ 75 kg par rapport à la version route classique, subissent des modifications aérodynamiques et un certain « relooking », notamment une très originale peinture de couleur « Papaya Orange », à la mémoire des célèbres formules 1 de Bruce Mc Laren. Dotée d’un moteur développant 691 chevaux, la F1 LM signe des accélérations foudroyantes et détient plusieurs records. Elle est l’une des « Supercars » contemporaines les plus célèbres. Et elle figure toujours parmi les plus rapides... Sous le nom de GTR, la McLaren F1 revint au Mans en 1996 (l’une d’entre elles était pilotée par le Belge Marc Duez), mais avec moins de succès (quatrième, cinquième, sixième, huitième, neuvième et onzième) ainsi qu’en 1997 (deuxième et troisième) et en 1998 (quatrième). En plus de Ralph Lauren, on trouve, parmi quelques propriétaires célèbres de McLaren F1, Eric Clapton, George Harrison, Elton John, Rowan Atkinson (Mr Bean) et le Sultan de Brunei (il en aurait cinq !).
• Engine: V8 original BMW • Power: 691 hp • Displacement: 6064 cc • Weight: 1060 kg • Top speed: 360 km/h • 0 to 100 km/h: 3,1 s.

Longines World’s Best Racehorse

Ferrari 250 LM (1964)
Si l’on vous demande un jour sur quelle voiture Jacky Ickx participa à sa première course d’endurance comptant pour le championnat du monde des marques, vous pourrez répondre que c’est au volant d’une Ferrari 250 LM engagée aux 24 Heures de Daytona en février 1966 par l’Ecurie Francorchamps et qu’il en partageait le volant avec « Eldé » et « Beurlys ». Ce ne sont pas les seuls pilotes belges à s’être illustré avec la 250 LM grâce à l’Ecurie Francorchamps dont le plus bel exploit fut signé aux 24 Heures du Mans en 1965 : une deuxième place au classement général avec Pierre Dumay et Gustave Gosselin, qui occupaient la tête moins de 4 heures avant l’arrivée, la victoire revenant à une voiture sœur pilotée par Jochen Rindt et Masten Gregory. Par ailleurs, Willy Mairesse offrit trois victoires à la 250 LM, Jean « Beurlys » deux et Lucien Bianchi une. Malgré un palmarès flatteur (24 victoires !), la 250 LM n’a jamais été appréciée par Enzo Ferrari, la fédération internationale la classant parmi les prototypes et pas en GT... La 250 LM (Le Mans) est une déclinaison de la 250 P. Conçue pour la compétition, elle est dotée d’un moteur situé en position centrale, qui lui confère une ligne alors inhabituelle, présentant un habitacle en position avancée, avec un avant court et un arrière volumineux. Dotée du fameux V12 de la série 250, alimenté par six carburateurs, développant 320 chevaux et accouplé à une boîte à cinq vitesses, celui-ci propulse la berlinette à 295 km/h. La carrosserie en aluminium de la voiture, signée Scaglietti, repose sur un châssis multitubulaire. Le châssis n° « 6321 », voiture personnelle de Ralph Lauren, trente et unième exemplaire sur les trente-deux construits, a participé à de multiples épreuves australiennes (Sandown Park, Perth, Warwick farm, etc.).
• Engine: V12 • Power: 320 hp • Displacement: 3286 cc • Weight: 820 kg • Top speed: 295 km/h • 0 à 100 km/h: 6 s.

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