09/03/2018 - Portraits

par olivier maloteaux
photos julien mahiels

L’antre Lamborghini du sud du pays

Une rencontre, une histoire

Cette nouvelle rubrique vous emmène à la rencontre des passionnés belges d’automobiles de prestige. Nous vous plongeons dans leur histoire et levons le voile sur leurs trésors cachés.

Cap sur le sud de la Belgique, pour visiter l’atelier de restauration d’Antoine Rapposelli, piqué dans sa jeunesse par le charme des Lamborghini.

par olivier maloteaux
photos julien mahiels

L’antre Lamborghini du sud du pays

Une rencontre, une histoire

Cette nouvelle rubrique vous emmène à la rencontre des passionnés belges d’automobiles de prestige. Nous vous plongeons dans leur histoire et levons le voile sur leurs trésors cachés.

Cap sur le sud de la Belgique, pour visiter l’atelier de restauration d’Antoine Rapposelli, piqué dans sa jeunesse par le charme des Lamborghini.

Longines World’s Best Racehorse

Pour ce reportage, nous avons choisi une monture sur mesure. Notre Lamborghini Aventador glisse sur le bitume sinueux de la Botte du Hainaut. La mélodie de son V12 résonne entre les arbres. Nous arrivons à Thuin, éperon rocheux surplombant la vallée de la Sambre. En plus de son beffroi et de ses péniches, la ville et son entité cachent aussi d’autres pépites, comme ce discret atelier de restauration de Lamborghini historiques. Un garage géré par Antoine Rapposelli, qui travaille avec sa femme et ses fils.

Longines World’s Best Racehorse

A l’aube des années 70, à peine sorti de l’école, le jeune mécanicien pousse la porte de l’importateur Lamborghini Benelux de l’époque. C’est alors qu’Antoine soulève pour la première fois le capot d’une Lambo. Il découvre le bijou mécanique qu’elle abrite, mais aussi la complexité de sa technique.

Une auberge familiale pour notre Aventador, qui est en quelque sorte en visite chez ses cousins belges. Antoine est en effet depuis longtemps très proche de la prestigieuse marque italienne. Au départ pourtant, son rapport à l’automobile était plus modeste. Il a vécu son enfance sous les vapeurs d’essence, dans la station-service familiale. C’est là que tout a commencé : le petit Antoine aimait passer des soirées aux côtés de son père, à regarder défiler les voitures à la pompe. Ça lui a donné le goût de l’automobile et de la mécanique.

Longines World’s Best Racehorse

Longines World’s Best Racehorse

La rencontre avec Lamborghini

A l’aube des années 70, à peine sorti de l’école, le jeune mécanicien pousse la porte de l’importateur Lamborghini Benelux de l’époque. C’est alors qu’Antoine soulève pour la première fois le capot d’une Lambo. Il découvre le bijou mécanique qu’elle abrite, mais aussi la complexité de sa technique. « Sur une Miura, avec ses quatre arbres à cames en tête, il faut une semaine juste pour régler les soupapes. Car pour y accéder, il faut tout démonter, y compris les carbus », nous dit le connaisseur. Un travail d’orfèvrerie, qui demande une belle dose de patience mais rend la bête attachante. Avec le temps, Antoine a appris à apprivoiser les caprices des Lamborghini.

Et à force de les soigner, notre mécanicien s’est pris de passion pour ces bolides italiens, en particulier la Miura. On le comprend : tous succombent aux charmes de cette sportive, qui cache sa bestialité mécanique sous une robe élégante et gracieuse, dessinée par Marcello Gandini pour le compte de Bertone. Un style pur, souligné par des phares ronds amovibles, qui, sur les premières versions, étaient cerclés de « cils » verticaux. Antoine aime regarder la Miura dans les feux. Mais ce qu’il préfère en elle, ce n’est pas tant son regard que sa mécanique, lui qui en connaît chaque recoin métallique.

Longines World’s Best Racehorse

Longines World’s Best Racehorse

Miura : l’aboutissement d’un rêve

A force de rêver de la Miura, ce passionné a un jour décidé de franchir le pas et de s’en offrir une. Un rêve qui deviendra réalité pour ses 40 ans, à l’aube des années 90. Sa Miura, sortie du musée Schlumpf de Mulhouse, n’était toutefois pas dans le meilleur état. Antoine l’a rénovée de ses doigts. Depuis lors, l’exemplaire ne le quitte pas : il se niche toujours aujourd’hui dans son garage. Pour l’hiver, la Miura a même fait tomber ses ouvrants pour s’offrir une petite cure de jouvence. Mais l’engin sort régulièrement du garage, pour se dégourdir les bielles : la Miura a notamment participé au Classic Grand Tour 2017.

Longines World’s Best Racehorse

Le garage accueille aussi d’autres Lamborghini anciennes. Mais une seule à la fois. Car pour soigner les belles, Antoine n’aime pas se presser. Il prend le temps de bien faire. Une restauration peut durer des mois, seul compte le résultat. Actuellement, c’est une Espada venue des USA qui occupe le pont de l’atelier. Quant à notre Aventador flambant neuve, elle ne retourne pas le cœur de notre restaurateur. Certes, Antoine n’a rien contre la modernité ou les « youngtimers ». Il possède d’ailleurs aussi une très exclusive Diablo SE30 des années 90, une série spéciale produite à l’occasion des 30 ans de la marque. Mais les bolides récents le touchent moins. Ce n’est pas sa vision du plaisir automobile. Il préfère de loin les modèles anciens. C’est épidermique : « quand je rentre dans une Miura ou une Espada, j’ai la chair de poule. L’ambiance, l’odeur, le bruit, les sensations de conduite ; tout me parle », nous dit Antoine d’une voix qui s’emballe. L’homme s’attèle donc à maintenir en vie ces automobiles chargées d’histoire, pour que ses clients puissent continuer aujourd’hui à profiter des plaisirs du passé…

Longines World’s Best Racehorse

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